La rentrée, comme on dit est faite. Elle se serait bien passée. Alors pourquoi ce voile de dissimulation jeté en pâture sous le nom d’abaya, alors même que l’évidence de l’interdiction de ce vêtement s’impose (application de la loi de 2004)?
Mais, par delà une lecture habituelle de cette rentrée, il nous semble important d’analyser comment, parfois sous couvert d’intentions (bonnes?) pédagogiques, se trame une opération que, faute de mieux, j’appelle « fragmentation » de l’Ecole. Se met en place une série d’appareils sociaux pour gérer de façon particulière des insertions sociales de populations et l’éducation doit équiper les individus pour qu’ils puissent répondre aux besoins du marché. L’idée c’est de faire en sorte que les citoyens, conçus comme des agents économiques, soient adaptés à un monde normé par les besoins du marché. Cette fragmentation permet l’ouverture d’un marché des marchandises éducatives et des biens culturels, évidemment soumis à une logique de privatisation et de concurrence, marché que l’Etat rend possible et légitime sous le nom d’École.
J’essaie de développer un peu cette problématique dans un texte qu’on peut facilement lire en cliquant sur rentrée scolaire
Et, comme d’habitude, si ça vous intéresse, n’hésitez pas à laisser des commentaires!!
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