Ce que le néo-libéralisme fait à l’individu
et
Comment l’IA lui tient la main.
A propos de la brutalisation des liens sociaux
A en croire la doxa dominante deux phénomènes – et c’est sans doute vrai – caractérisent la vie sociale : la brutalisation et la polarisation qui mettent en demeure de choisir son camp. Mais il ne suffit pas d’appeler à la modération et au raisonnable pour endiguer ces phénomènes, et encore moins pour les comprendre.
Et, d’abord, qu’il y ait des conflits et des luttes, voire des émeutes et des violences dans une société, c’est normal et peut être même souhaitable, à moins de vouloir une pacification qui impose un consensus au profit des dominants. Ce qui est moins normal c’est que les antagonismes ne soient pensables qu’en termes de nous et eux, de amis/ennemis et que les opposants ne puissent se percevoir comme appartenant à la même association politique, comme partageant un espace symbolique commun au sein duquel le conflit prend place [voir Chantal Mouffe, L’Illusion du consensus, Albin Michel, 2016, (édition originale 2005)].
Qu’est ce qui entretient cette brutalisation et polarisation au point que les individus y perdent toute agentivité réfléchie ?
Notre hypothèse: le développement (ir)résistible du néolibéralisme et de son culte de l’innovation incarné par le développement du numérique et de son avatar le plus récent, l’Intelligence Artificielle, est explicatif du phénomène et pour l’endiguer et (ré)instaurer une vie sociale la moins injuste possible et la plus vivable possible, il faut s’attaquer au fonctionnement néolibéral du capitalisme et à l’hégémonie que des multinationales du digital (qu’on peut aussi nommer GAFAM) instaurent sur le développement de l’Intelligence Artificielle.
C’est ce que ce texte essaye de raconter. Pour le consulter: Brutalisation et IA
Et bien sûr si vous avez envie de faire des commentaires… Bonne lecture et merci de votre attention!
wow!! 19
J’aimeJ’aime