Et il faut bien revenir sur la question de la laïcité, ne serait-ce que pour que Samuel Paty ne soit pas mort pour rien[1].
On assiste, en France, à une série de polémiques (politiciennes)[2] qui occultent les véritables enjeux de ce meurtre, en même temps que le monde musulman s’embrase pour défendre une religion – l’islam, en l’occurrence – selon eux injustement attaquée et objet d’un mépris de la part de l’occident toujours prompt à défendre sa domination.
Intéressons nous, pour commencer, à ce mouvement international musulman, voire aussi pan-arabe, qui ne serait que répétition rituelle du même, s’il ne signifiait pas l’action permanente d’ « entrepreneurs religieux », d’ « entrepreneurs de scandales et d’indignation » pour reprendre l’expression de Bernard Rougier dans la construction de « causes islamiques »[3].
Comme le note Jean Birnbaum, « Les ayatollahs iraniens qui ont condamné Rushdie à mort, en 1989, avaient tout autre chose en tête que la lutte antiraciste en Grande-Bretagne. Les prédicateurs égyptiens ou qataris qui ont lancé l’assaut contre le Jyllands Posten, en 2005, se moquaient bien du sort des immigrés au Danemark. Les « émirs » qui ont donné l’ordre d’assassiner Charlie Hebdo, en 2015, s’intéressaient assez peu aux inégalités dans les banlieues françaises. Et les djihadistes qui viennent de provoquer la décapitation de Samuel Paty ne semblent guère concernés par les violences policières. Quelle que soit leur origine sociale ou culturelle, tous se réclament d’une même religion et d’un même combat, qui ne connaissent pas les frontières. C’est leur force, leur vocation[4] ». « La fonction du djihad est d’abattre les barrières qui empêchent cette religion de se répandre sur toute la surface de la terre », avait précisé Abdallah Azzam, l’une des grandes figures tutélaires du djihadisme, qui, par ailleurs, affirme que le djihad est un devoir individuel qui incombe à chaque musulman et dont l’accomplissement n’a besoin d’aucune permission de parents ou d’autorité politique ou de quelle que forme d’accréditation que ce soit.
Cela ne suppose pas un petit « machiavel » à la manœuvre, ni aucun complot ourdi dans quelque officine, cela n’est que l’expression d’une logique politique religieuse qui, en tant que telle, ne peut que se penser et se vivre sous un mode totalitaire.
Mais cela suppose qu’on prenne au sérieux ce qui est de l’ordre d’un « retour du religieux » pour reprendre le titre de l’ouvrage d’André Tosel[5].
Nous retenons trois points.
Une définition de la religion, inspirée de Durkheim, « Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, qui unissent en une même communauté morale des individus. Ceux-ci reconnaissent une supériorité à ces choses et obéissent à ce qu’elles sont censées prescrire ». Même si, aux dires de l’auteur, cette définition est imparfaite, elle a le mérite de désigner, en même temps que l’efficace de la religion, à la fois l’intime des croyances et leur aspect public, dont une communauté morale est l’indice.
Deuxième point, sous la forme d’un constat qui sonne comme une alerte, « la question religieuse renaît lorsqu’un groupe humain se vit comme menacé de dissolution ou de destruction et que nombre d’individus ne se reconnaissent pas membres de ce groupe qui cesse d’être un sacré protecteur » ; sous réserves d’analyses plus approfondies, il nous semble bien qu’un certain nombre de français musulmans sont dans cette situation d’insécurité et en tant que français par rapport à leur intégration dans la société et en tant que musulmans, là aussi par rapport à leur intégration dans leur groupe religieux, ce qui les rend vulnérables à toute entreprise politico-religieuse qui prétend donner sens à cette situation.
Enfin dernier point, ce retour du religieux invalide la politique comme espace d’interprétation et d’action (« la religion comme fonction de l’impolitique »). « La politique des sociétés non globalement religieuses est traversée de manière inédite par la religion en son fonctionnement. Si notre société ne coïncide pas avec « Dieu » en raison de toutes ses tensions internes, celles-ci disent l’incomplétude de la société et révèlent les manques qui les travaillent en faisant recours à « Dieu », à ce Dieu qui ne peut être reconnu dans les déchirements et les violences des sociétés actuelles, un Dieu qui permet de mettre à distance pour les juger et les condamner les politiques suivies par les autorités en place. Ce « Dieu » exerce une fonction impolitique qui assure la relativisation et la dépréciation de tout ce qui se présente comme politique et qui déçoit, frustre ou exclut », en même temps qu’il légitime une religion de la croisade qui produirait une réconciliation entre Dieu et la globalité d’une vie sociale ; ce retour du religieux articule deux plans : vie socio-politique et participation à la vie divine ; la non séparation politique / religion, spirituel et temporel qu’on attribue à l’islam sous le nom de charia est bel et bien, comme principe et comme effet, la visée de cette modalité du retour du religieux.
Ce retour du religieux est le terreau qui permet de faire crédit à ceux que Bernard Rougier appelle les « entrepreneurs religieux ». C’est dans ce double contexte – travail des entrepreneurs religieux rendu efficace par un retour du religieux – qu’il faut situer le combat pour la défense et l’exercice plein et entier des valeurs de la laïcité.
La laïcité n’est pas une valeur mais le principe opérateur de la république.
Ce qui a un premier sens précis : le politique n’est pas référable à une transcendance quelconque qui dirait le vrai, que cette transcendance soit religieuse, scientifique, technique, morale, de raison, de culture, de nature, de civilisation et j’en passe…D’où la séparation des églises et de l’état, du spirituel et du temporel et peut être plus fondamental encore de l’intime de la foi, des croyances et du public.
Mais ce qui a aussi un deuxième sens précis[6] : la laïcité commence quand l’état laïque garantit l’existence de cette zone, de cet espace civil au double sens, d’une part, de civilité, d’espace civilisé, policé, à la violence régulée et, d’autre part, de reconnaissance des individus, en tant que citoyens, membres de la société organisée politiquement et c’est en ce sens qu’on parlera de vie civile, de société civile. Espace civil où se manifestent les pluralismes d’opinion, de pensées, produits d’une liberté de conscience. Cet espace civil « permet à chacun de vivre sa vie et de pratiquer sa religion sans être obligé de choisir entre « eux » et « nous » », cet espace civil est un « espace neutre, régulé par le droit et les mœurs démocratiques, où chacun peut côtoyer, commercer et échanger avec des individus différents sans se sentir menacé »[7].
L’état doit garantir que cet espace civil est possible et qu’il est un lieu de liberté de conscience, de pensée, et d’expression.
Il appartient à l’état de se tenir au niveau d’une politique et d’une façon de gouverner qui permette de ne pas poser des problèmes de différences, de différenciation, de revendications identitaires en termes de « eux » et « nous » mais en terme au moins de coexistence dans le même espace politique réglé.
Il s’agit donc que tous les individus présents dans le pays vivent cet espace civil.
Pour que la laïcité reste le principe organisateur de la République et donc de l’espace civil, il faut lutter sur plusieurs fronts.
En premier, lutter par tout moyen politique approprié contre les officines qui alimentent un « recadrage religieux » de la réalité sociale ; par tout moyen politique approprié, nous entendons tout moyen permis par l’état de droit ; la démocratie suppose la résistance des droits de l’homme et de l’Etat de droit, et chaque régression de la démocratie est une brèche ouverte à la violence, d’où : « la seule manière de réduire la violence serait de construire une communauté politique, reconnaissant la pluralité de ses membres[8] », ce qui d’emblée suppose l’exclusion de moyens contraires à cette fin, même si l’ennemi les emploie, mais ce qui fixe aussi cette fin : « de construire une communauté politique, reconnaissant la pluralité de ses membres ».
Cette lutte commence par le refus de toute compromission politique avec des groupes qui échangent leurs voix électorales contre au mieux l’acceptation de comportements communautaires dans l’espace civil (horaires de piscine séparés pour ne donner qu’un exemple) au pire de cessations de terrains pour la construction de mosquées ou de locaux associatifs, dédiés à l’islam(isme), écoles, centres de loisirs, etc.[9]
Ceci étant, la production d’un « écosystème islamique » qui opère un recadrage religieux de la réalité sociale ne peut être réduite à la volonté manipulatrice d’associations ou de groupes politiques ou crypto politiques. Au risque d’être sommaire et de ne pas tenir compte du fait qu’il y a des islamismes et des réseaux spécifiques selon les lieux, on peut retenir que cet écosystème joue comme groupe primaire de socialisation par-delà la famille, « groupe qui exerce sur ses membres un contrôle social de tous les instants où la loyauté vis-à-vis de la communauté prime sur tout le reste[10] » et que ce conformisme de comportements normés et le contrôle du respect des normes passent par une « influence horizontale », un réseau de « pouvoirs invisibles »qui orientent et confortent, sur la base encore floue d’une expérience commune, d’une ressemblance de trajectoires, d’une culture des quartiers, de références à l’islam, à l’immigration, l’interprétation et le décodage de toute actualité nationale et internationale en termes religieux, religieux et victimaires, avec, apparemment une fixation, en ce qui concerne la France, sur la laïcité décrite comme une machine de guerre contre l’islam – « c’est toujours contre les musulmans qu’ils disent appliquer la laïcité ! elle n’interdit pas aux femmes de porter le hijab puisqu’elle doit assurer la liberté de pratiquer sa religion ! Donc ils inventent une laïcité spéciale pour nous ! » déclare Nassim[11].
Ce mécanisme de fonctionnement relève assez bien des analyses que P. Lazardsfeld a produites il y a déjà quelques années, malheureusement peu accessibles parce que non traduites et qu’on peut ainsi résumer : pour essayer de comprendre comment un groupe « produit et maintient sa propre légalité, obtient de ses membres des opinions droites et des actes conformes » il faut prendre d’abord en compte « une théorie du leadership et de l’interaction comme instances de contrôle social « local », c’est-à-dire propre au groupe ». « Les messages des « sources expertes », ceux que diffusent media ou agents institutionnels, font moins autorité que ceux des partenaires ordinaires de la vie de tous les jours. Les mots de la tribu l’emportent sur ceux qui viennent d’ailleurs. Les divers pouvoirs symboliques ne s’imposent que pour autant que s’interpose une garantie indigène[12] », d’où le maillage décrits par Bernard Rougier et ses co-auteurs.
C’est ainsi que le séparatisme, le communautarisme séparatiste, prend forme et consistance.
Certes, le passage à l’acte n’est pas fatal, ni même, peut-être, impliqué par ce type de séparatisme ; mais sur ce terreau idéologique l’hystérisation des « réseaux sociaux, leur capacité infinie de mobiliser des individus par la désinformation désinhibent les comportements par une confusion permanente entre virtualité et réalité, relativisant la loi de la République par rapport aux fatwas des smartphones, qui imposent des normes alternatives à ceux qui s’y soumettent » et alors quelque chose de l’ordre d’un « djihadisme d’atmosphère » rend possible le passage à l’acte.
Mais lutter contre ce séparatisme nécessite comme le fait remarquer Gilles Kepel de s’attaquer aux causes et pas seulement aux effets. Le renforcement policier étranger aux lieux de vie de ces groupes primaires, à plus forte raison les descentes de police, si elles peuvent réduire pour un temps les trafics, ne peuvent en aucun cas réduire ces écosystèmes islamistes.
Que faire ? Sans vouloir passer pour un spécialiste des politiques urbaines, juste quelques réflexions de bon sens : d’une part, retrouver le travail social dans les banlieues, comme on dit, les services publics, une politique du logement digne, etc., bref l’Etat et pas seulement la police, d’autre part, avoir une politique de la ville digne de ce nom qui permette, avec comme horizon la mixité sociale, la banalisation de certains quartiers et la mobilité sociale – « le faible degré de mobilité sociale est un facteur de « retraditionnalisation » dans les quartiers, ce qui entraine le retour, paradoxal dans un contexte mondialisé, de caractérisations sociologiques associées aux communautés traditionnelles »[13].
Mais surtout redonner son sens à l’idée de laïcité.
La laïcité ne se prête pas à des interprétations en termes de plus ou moins rigoureuse, fermée ou ouverte. Par contre, reste le problème des preuves de laïcité, des valeurs de la laïcité. La preuve principale de laïcité est la liberté de conscience (dont dépendent la liberté de pensée et de d’expression).
Et, pour ce qui est du principe de la liberté de conscience, c’est l’école en tant qu’elle permet quelque chose de l’ordre de la réflexivité qui doit être au centre des politiques.
Il importe de distinguer liberté de conscience – preuve forte de laïcité – et tolérance – preuve faible de laïcité.
La laïcité est souvent liée à l’idée de tolérance ; la laïcité implique qu’on manifeste de la tolérance envers ceux qui ne pensent pas comme moi, qui ne vivent pas comme moi, qui ne croient pas aux mêmes choses que moi, etc. et en même temps la laïcité apparait comme la manifestation de la plus grande intolérance envers tout ce qui ne lui fait pas révérence.
La tolérance s’identifie comme « la tolérance de la différence », pour reprendre l’expression de Michael Walzer, « lorsque les différences auxquelles on se trouve confronté sont de culture, de religion, de mode de vie – lorsque les autres ne sont pas nos coparticipants, qu’il n’y a pas jeu commun, et que les différences qu’ils cultivent et incarnent ne sont dictées par aucune nécessité intrinsèque »[14]. La tolérance est une attitude qui peut se décliner en plusieurs modalités depuis « l’acceptation résignée de la différence dans l’intérêt du maintien de la paix » jusqu’ à « l’adhésion enthousiaste à la différence » en passant par une « bienveillante indifférence à la différence », « une reconnaissance de principe selon laquelle les autres ont des droits, même s’ils les exercent de façon peu plaisante », ou « une certaine ouverture à l’autre, une certaine curiosité à son égard, peut-être même du respect, une certaine volonté d’écouter et d’apprendre »[15].
A suivre John Locke[16], nos croyances ne sont pas en notre pouvoir et ne peuvent de toute manière pas être modifiées à volonté. « C’est bien là le principal argument que Locke met en avant pour jeter l’interdit sur toute tentative de modifier les croyances d’autrui par le recours à la contrainte, qu’elle qu’en soit la forme concrète »[17], et donc pour démontrer la nécessité et les bienfaits de la tolérance, définie comme l’abstention de tout recours à la force pour contraindre les autres en matière religieuse. La laïcité n’est pas réductible à la tolérance dans la mesure où la démarche de la tolérance « consiste donc, non pas à établir les droits de la conscience, mais à montrer que nul ne peut avoir le droit de persécuter autrui pour ses croyances »[18], ce qui n’est pas négligeable, mais sans doute insuffisant si la laïcité est le principe organisateur de la République comme Etat.
Tout individu, a, en son for intérieur, l’intuition, le sentiment, le ressenti, à défaut d’en avoir toujours la connaissance, de ses valeurs, de ses croyances, de ses convictions, de ce qui compte pour lui (ce que Charles Taylor appelle authenticité). Mais il y a liberté de conscience quand l’individu se sent libre d’adhérer ou non, à ces valeurs, croyances, convictions, d’y adhérer ou de les mettre à distance, libre donc de pouvoir prendre du recul par rapport à elles, de pouvoir réfléchir sur elles, de les garder, de les hiérarchiser différemment, de les (re)combiner, d’en changer, de les abandonner, y compris si cela doit se traduire par des changements de comportements, de postures, de pratiques, etc. Dans le cas de la religion, d’en avoir une, d’en changer ou de ne pas en avoir – par exemple.
Laïcité signifie non seulement liberté de conscience mais « liberté de conscience égale pour tous »[19], ce qui indique une principe d’égalité, de reconnaissance de l’égalité des citoyens contre les appartenances communautaires.. « Au contraire, (…) l’État doit être compris comme une association composée de citoyens égaux. (…) Le gouvernement n’a ni le droit, ni le devoir de faire ce que lui ou une majorité (ou quiconque) veut concernant les questions de morale ou de religion »[20].
La liberté de conscience égale est un principe qu’on qualifiera, pour reprendre l’expression de Jean Claude Monod d’ »abstentif » : « L’Etat ne peut favoriser aucune religion particulière, il ne peut y avoir aucune pénalité, aucun handicap à appartenir à une religion quelconque ou au contraire à ne pas en faire partie. (…) Des associations particulières peuvent être organisées librement comme leurs membres le désirent (…) à condition qu’[ils] aient réellement le choix de continuer à être affiliés ou non »[21].
Mais cette liberté de conscience égale pour tous s’articule aussi en termes positifs et c’est là que la place de l’école devient véritablement centrale. Cette liberté de conscience égale pour tous signifie la production chez tout individu de capacités de réflexivité sur son adhésion à ses croyances religieuses, morales et culturelles. L’État laïque doit donc intervenir non pour donner des croyances, des valeurs, des convictions mais pour donner ces capacités (et donc permettre un environnement politique, social et économique convenant) de donner du jeu à tout bloc de croyances, pour que l’entendement s’en mêle, pour que l’argumentation travaille la conviction. Autrement dit, la liberté de conscience n’est pas donnée, mais elle doit être instituée et sans cesse réinstituée – c’est sans doute à quoi sert l’école publique donc laïque. Au passage : interdire le port du voile à l’école (plus exactement « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ») n’est pas de l’intolérance laïque ni de l’islamophobie mais le simple rappel qu’on ne peut apprendre en ayant fait publiquement et ostensiblement allégeance à des appartenances privées, en l’occurrence religieuses.
Si, et il faut le répéter, la liberté de conscience s’apprend, ce ne peut être de façon dogmatique, comme une matière scolaire[22], mais en faisant de l’école, milieu protégé par définition, un espace où la parole peut circuler, où l’exercice de pensée est argumentation ; sans compter ce que les savoirs ont d’ouverture intellectuelle, culturelle et affective.
Et au fond, si les religions ont peur de l’école c’est quand celle-ci reste fidèle à sa mission d’émancipation.
[1] En première approximation, et sous réserve d’informations plus complètes, les assassinats de Nice ne semblent pas remettre en cause ce qui est dit dans ce texte ; ce ne sont pas la qualité des cibles qui définissent ces actes abjects.
[2] Depuis les accusations pêle-mêle d’islamo-gauchisme, d’islamophobie, d’idiots utiles, de « il faudrait bien baisser les lumières », et j’en passe.
[3] Bernard Rougier (dir), Les territoires conquis de l’islamisme, Paris, PUF, 2020 ; p 33.
Voir Jeanne Favret-Saada, Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins, Paris, Fayard, 2015
[4] Le Monde, 28 octobre 2020.
[5] André Tosel, Le retour du religieux, Paris, Kimé, 2011
[6] Nous nous permettons de renvoyer à Yves Bruchon, Vers une société inclusive, questions préalables, Editions universitaires européennes, 2019, p. 117 et sq.
[7] Antoine Garapon et Michel Rosenfeld, Démocraties sous stress, Paris, PUF, 2016
[8] Monique Chemillier-Gendreau, Régression de la démocratie et déchaînement de la violence, Paris, Textuel, 2019, p 30.
[9] Voir, outre l’ouvrage de Bernard Rougier déjà cité, Gérard Davet, Fabrice Lhomme (dir), Inch’allah : l’islamisation à visage découvert, Paris, Fayard, 2018 ; Didier Daeninckx, Municipales. Banlieue naufragée, Paris, Tracts Gallimard n°13, 2020.
[10] Bernard Rougier (dir), opus cité, p 278.
[11] Bernard Rougier (dir), opus cité p 142.
[12] Michel Grumbach et Nicolas Herpin, A propos de quelques travaux de Lazarsfeld et de son école, media, leadership et interaction : une sociologie des pouvoirs invisibles, Enquête, 4, 1988.
[13] Bernard Rougier (dir), opus cité, p 149
[14] Michael Walzer, Traité sur la tolérance, Paris, Gallimard, 1998 (Yale University Press, 1997), p 24 et 25
[15] Idem, p 26 27
[16] John Locke, Lettre sur la tolérance, Paris, GF Flammarion, 2007, (Edition en langue anglaise 1690 ; traduction française 1710)
[17] Jean Fabien Spitz, Quelques difficultés de la théorie lockienne de la tolérance, in Yves Charles Zarka et al., Les fondements philosophiques de la tolérance, tome 1, Paris, PUF, p 114-150 ; p. 119.
[18] Idem, p 114
[19] John Rawls, Théorie de la justice, Paris, éditions du Seuil / Points, 1987 et 1997, (1971, The Belknap Press, Harvard University Press) ; p 247
[20] Idem, p 248
[21] Idem, p 247-248.
[22] Oui, je sais : une matière scolaire ne s’apprend pas non plus de manière dogmatique…